“L'objectif de l'ergothérapie est de maintenir, de restaurer et de permettre les activités humaines de manière sécurisée, autonome et efficace. Elle prévient, réduit ou supprime les situations de handicap en tenant compte des habitudes de vie des personnes et de leur environnement. L'ergothérapeute est l'intermédiaire entre les besoins d'adaptation de la personne et les exigences de la vie quotidienne en société. [...] L'ergothérapeute examine non seulement les effets physiques d'une lésion ou d'une maladie, mais il se penche également sur les facteurs psychosociaux et environnementaux qui influencent votre capacité d'agir.” Association Nationale Française des Ergothérapeutes (ANFE)
Ce professionnel de santé, majoritairement féminin (à 87%), est encore assez méconnu du grand public. On en comptait moins de 12 000 en France en 2018.
Il intervient sur prescription médicale auprès de personnes en perte d’autonomie (accident, handicap). A la fois chargé de la rééducation du geste quotidien et de l’aménagement de l’environnement du patient, l’ergothérapeute travaille aussi bien avec les enfants, que les adultes et les personnes âgées.
Les actes professionnels réalisés par l’ergothérapeute sont régis par L’article R4331-1 du Code de la santé publique.
Ils se répartissent en deux missions principales :
L’ergothérapeute doit dans un premier temps faire un bilan des capacités physiques et psychiques du patient afin de déterminer quelles actions de rééducation et quels aménagements de son environnement peuvent être mis en place. Il intervient ainsi au sein d’équipes médicales pluridisciplinaires en milieu hospitalier, en centres et à domicile ou dans son propre cabinet.
Il a également un rôle de conseil au sein des équipes médicales : son objectif est alors de s’assurer que la prise en charge du patient laisse part, dans la mesure du possible, au maintien ou à la reconquête de son autonomie.
Enfin, il a également une mission de prévention auprès des populations confrontées au risque de perte d’autonomie.
“Les ergothérapeutes peuvent travailler avec des personnes de tout âge porteuses de troubles fonctionnels, sensoriels, psychiques, ou intellectuels dans :
De plus en plus, les secteurs d'interventions des ergothérapeutes se diversifient : dans les cabinets d'architecture et d'ergonomie, dans les cabinets d'appareillage, dans des services commerciaux de matériel spécialisé pour les personnes handicapées,...” selon l’Association Nationale Française des Ergothérapeutes
Ajoutons à ce panorama des possibilités les précisions suivantes :
Même s’il exerce souvent en milieu hospitalier et travaille en équipe avec les autres professionnels de santé, l’ergothérapeute travaille en journée, avec des horaires réguliers, et très rarement le week-end ou les jours fériés.
Sans établir de hiérarchie entre les qualités indispensables à l’exercice du métier d’ergothérapeute, ce sont les qualités humaines (empathie, patience, écoute) qui sont généralement à l’origine de cette vocation. C’est un métier passion, dans lequel il faut aimer être au contact de son prochain, être prêt à accueillir ses émotions comme ses questionnements pratiques ou existentiels. Apporter une réponse adaptée à chaque patient, famille ou intervenant passe donc par votre capacité d’écoute et d’analyse de la situation.
L’ergothérapeuthe doit maîtriser ses propres émotions et être psychologiquement stable : être confronté à de jeunes accidentés en perte d’autonomie, des personnes en situation de handicap ou atteints de troubles divers peut conduire les plus fragiles à un état dépressif. Il faut faire attention à conserver une distance émotionnelle saine !
Une bonne condition physique est indispensable pour exercer cette profession qui nécessite souvent de présenter aux patients l’activité qu’il vont devoir réaliser. L’ergothérapeute doit également être en mesure d’aider ses patients pendant les ateliers, il est donc amené à manipuler ces derniers.
Créativité et curiosité ! Bien qu’il exerce, ou plus précisément qu’il intervienne sur prescription médicale, l’ergothérapeute a l’initiative des moyens mis en place pour atteindre le but thérapeuthique attendu.
L’ingéniosité permet à l’ergothérapeute de composer avec l’environnement matériel du patient, d’adapter voire de détourner les objets du quotidien au profit de son projet d’intervention thérapeuthique.
L’ergothérapeute est généralement un bon communiquant. Que ce soit dans l’équipe de santé, avec ses patients ou leurs proches, il doit être en mesure de faire passer clairement ses recommandations pour s’assurer que le parcours de soin est, dans la mesure du possible, en adéquation avec le maintien d’autonomie du sujet.
Les qualités professionnelles telles que le sérieux, la rigueur et la polyvalence sont également indispensables pour mener à bien ses séances de réappropriation du geste quotidien..
Si vous avez besoin de faire le point sur vos qualités ? De nombreux site vous proposent des test, vous pouvez réaliser gratuitement ceux de l’Etudiant.fr en suivant ce lien.
En début de carrière, une le salaire d’un ergothérapeute dans la fonction publique est de 1827€ brut, hors primes (primes de week-end et jours fériés, de nuit, treizième mois etc). Ce salaire évolue tout au long de la carrière de l’ergothérapeute, pouvant atteindre 2938€ brut dans la fonction hospitalière par exemple.
Il existe différentes voies d’accès au métier d’ergothérapeute, la plus simple étant d’obtenir le Diplôme d’Etat français d’ergothérapeute (DEE), reconnu à Bac+3
Pour cela, vous devrez suivre une formation de trois ans dans un Institut de Formation en Ergothérapie (IFE), accessible après obtention du bac ou dans le cadre de la formation continue des adultes. Comment intégrer cette formation ?
Vous devez présenter votre candidature en IFE ? Retrouvez ici toutes les informations que vous devez connaître sur les modalités de sélection !
Si vous souhaitez étudier dans un autre pays de l’Union Européenne ou un autre Etat, cela est tout à fait possible, vous devez suivre une procédure administrative et vous soumettre à examen, voire à effectuer un stage d’adaptation pour obtenir l’autorisation d’exercice en France.
Enfin, le Code de la santé publique, Art. L4331-5 précise que : “Par dérogation à l'article L. 4331-2, peuvent aussi exercer la profession d'ergothérapeute et porter le titre d'ergothérapeute, accompagné ou non d'un qualificatif :
Equivalences existantes
Le diplôme d'ergothérapeute est souvent reconnu dans de nombreux pays, notamment en Europe via les accords de reconnaissance des diplômes.
Certains blocs de compétences, comme l'adaptation des environnements ou le suivi des patients atteints de handicaps, peuvent être reconnus dans des certifications en réadaptation ou en soins gériatriques. L'ergothérapeute peut valider son expérience pour obtenir des titres connexes, tels que kinésithérapeute ou psychomotricien.
Passerelles possibles vers d'autres métiers ou formations
Les passerelles permettent de se spécialiser dans des domaines complémentaires ou d'évoluer vers des postes plus avancés dans les soins et la rééducation :
Les types d'emplois accessibles :
Taux de réussite au concours : non représentatif (moins de 5 répondants aux enquêtes).
Une fois diplômé, différentes possibilités d’évolution et de spécialisation s’offriront rapidement à vous :
Cet article vous a donné envie de devenir ergothérapeute ? Rendez-vous sur Hupso pour en apprendre davantage !